les femmes cherchent des hommes uy

Ils le font en vivant dans la couple de barcelone à la recherche de mec forêt, et en saccrochant à leur mode de vie, inséparable de la vie de leurs territoires.
Avec eux, cest la force indépendante, diverse et unique de leur monde qui est en danger.
Les femmes et les hommes indigènes ayoreo des six ou sept groupes qui vivent «en isolement volontaire» (condition et dénomination quils nont pas cherchées mais qui sont le résultat dun processus dextermination comme vous le recherche pour des rencontres en ligne et dabandon) sont aujourdhui une infime mais significative minorité humaine.
Ce sont elles qui le récoltent pour en transformer les fibres en sacs et en tissus, ces écrits"diens où elles tissent leurs expériences, leurs croyances, leurs espoirs et leurs rêves.Elle est gagnée pour eux quand ils naissent, et ils la retrouvent et la recréent à chaque pas et chaque jour.Il y aura moins de piments.Les femmes et les hommes des groupes isolés luttent contre la déforestation.Ils perçoivent sans doute que ce qui leur fait face, ce sont des pouvoirs plus forts que ceux de leur monde, des forces qui parlent dautres langues.connectés par nos chemins, déterminés par nos œuvres, productifs selon notre définition, classés suivant leur degré dutilité pour nous.Mais ni elles ni eux nont ce regard qui ne voit que lutile et qui définit tout selon le critère de rareté : les forêts du Chaco ne sont pas pauvres, mais riches ; la vie de ceux qui y vivent «encore» nest ni une.Beaucoup de leurs sites sont devenus des «non-sites».Nous pouvons seulement discerner et recueillir comme des fruits de la forêt les traces de leur vie et de leurs déplacements, et les interpréter à la lumière de notre savoir et de notre intuition.Cette année, elles le feront avec davantage de crainte, avec beaucoup plus de précautions, dans le vacarme incessant des machines.



Cest parfois une floraison silencieuse, invisible et pacifique.
Ils le respectent, ils ont peur de ses forces immenses et ils savent sen protéger.
Les zones déboisées se font de plus en plus nombreuses et proches, mais ils jouissent encore dune certaine tranquillité.
Finis ceux de certains coins, aujourdhui disparus.Leur monde, où ils vivent, nest pas leur ennemi comme lest le nôtre pour nous.Ce nest pas le cas dans le Sud, plus près des villages et des villes de notre Chaco central, où des femmes et des hommes isolés entendent et reçoivent chaque jour le message de la destruction de la forêt et de sa disparition pure.Ils savent quil y a une manière de cohabiter avec le monde qui est «lart de vivre la «bonne vie et que si lon parvient à vivre de la sorte, sans déranger le monde, en communiquant à peine avec lui et avec ce quil nous.La déforestation, mot qui ici, dans ce texte, à lair si abstrait et qui cependant, dans le Nord du Chaco est si implacablement concret, la déforestation détruit peu à peu léquilibre du monde ayoreo.Vivre ne doit pas forcément être une lutte contre des pouvoirs meurtriers.Elle détruit aussi la liberté et lautonomie, une vie qui ne dépend ni de largent ni du supermarché, une vie autosuffisante et durable.




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