je regarde pour l'amant occasionnel de tijuana

Cet article constitue l'introduction au prochain dossier de la revue "La pensée de midi Tanger, ville frontière.
Dans lun de ces jardins justement, mon téléphone devient subitement fou.
Longues rues en pente bordées dimmeubles de brique site de plan cul gratuit rouge qui ne seront sans doute jamais enduits, sur des rues jamais goudronnées où des souks se sont installés, ruralisant aussitôt la ville qui sétend.
Jétais en compagnie de Zouina, qui a réinvesti les économies de ses dix années passées en Espagne «à faire la pute dit-elle, dans une agence immobilière.
Le nouveau Tanger, futur premier port de Méditerranée, nouvelle économie frontalière enfin remise à léchelle du monde, est la conséquence dune volonté de rétablir la dignité perdue dune région, bien plus que des calculs des aménageurs ou des économistes.Pateras est le nom par lequel on désigne aujourdhui ces embarcations de fortune sur lesquelles de nombreux candidats au départ tentent laventure dun voyage vers lEurope.Ils sont dans le transport ou le textile, limmobilier ou la finance et ils adorent le poisson et le vin espagnol.Nous utilisons des cookies pour personnaliser le contenu, ajuster et mesurer les publicités et offrir une expérience plus sûre.Seulement, par "respect" pour nos couples respectifs (elle a une fille de 5 ans nous avions décidé de ne rien changer à nos vies.Mais sil est là sur la place, cest dabord parce que le paysage est sublime.Anthropologue, il dirige le Centre Jacques-Berque à Rabat (Maroc).Cest en tout cas de le penser qui nous a donné lenvie de faire ce numéro et de le consacrer à la ville que la frontière aspire.Merci de m'avoir lu jusqu'ici et pardon si je n'étais pas assez clair mais ce n'est pas évident de raconter brièvement cette histoire si complexe!Cest dhabitude une recette plutôt réservée au poulet beldi.(Toutes les notes sont de lauteur.).



Il y a bien quelque chose dune fracture morale qui sépare les bourgeoisies : affairistes cyniques et joueurs dun côté, entrepreneurs travailleurs et engagés de lautre.
Et pourtant, qu'est ce qu'on s'aime, qu'est ce qu'on est malheureux l'un sans l'autre!
Yépez, Tijuanologias, Universidad Autonoma de Baja California, Tijuana, 2006).
Dans ces quartiers poussiéreux et comme des niches rurales déplacées dans la ville, les hommes sont habillés de longues djellabas blanches et les femmes de noir jusquaux yeux, à la mode saoudienne.Très exactement quatorze kilomètres ici, mais pour lavoir éprouvé je sais quil est plus rapide de franchir les quelques kilomètres du détroit que la centaine de mètres qui séparent Tijuana de San Diego, celle qui est de nos jours, hors Palestine, la frontière la mieux.Ainsi nommée par dérision, car elle serait le refuge de ceux que lEurope fait rêver et qui passeraient la journée à contempler ses rivages.Il y a donc à Tanger du poisson beldi.Le transnational, cest au contraire ce qui excède le national, le déborde.Les entreprises ont travaillé à la lueur des projecteurs, elles ont ouvert la montagne, dans un paysage étonnant de collines arides et rugueuses couronnées déoliennes, pour creuser ex nihilo un nouveau port de commerce à soixante kilomètres de la ville.Pour comprendre la différence, il faut préciser que linternational, cest de lexcès de nation.




[L_RANDNUM-10-999]